SOLO SHOW

VINGT-QUATRE EXPOSITIONS MONOGRAPHIQUES

Solo Show

Disséminées au sein du secteur général et de la section Promesses pour les jeunes galeries, 24 expositions monographiques permettent au public de découvrir ou redécouvrir en profondeur le travail d’artistes modernes, contemporains ou émergents.

Parmi les figures historiques, la période tardive de Bernard Buffet (1928-1999) est à l’honneur à la Galerie de l'Elysée. Artiste figuratif, celui-ci marqua l’après-guerre de son style « misérabiliste ». La Koren Gallery met en avant Erró (1932) une figure essentielle du Pop art européen, dont les peintures combinent les codes du comic américain, les motifs de la culture populaire et les structures héritées du modernisme, composant une grammaire picturale propre, à la fois critique et narrative. Le travail d'A-Sun Wu (1942), peintre et sculpteur taïwanais de renommée internationale en Asie, mais méconnu en France fait l’objet d’un solo show à la baudoin lebon. S'inspirant de l'art tribal, A-Sun Wu utilise différents mediums, peinture, sculpture en bois, sculptures en matériaux de récupération pour réaliser des œuvres contemporaines connectées aux arts anciens. La Galerie 9e Art rend hommage à Hugo Pratt (1927-1995), figure iconique de la bande dessinée, notamment grâce à son personnage mythique Corto Maltese, à travers une sélection dessins et d’aquarelles rares des années 1980.

Du côté des contemporains, Argo Fine Arts consacre son stand à Christiane Löhr (1965). Artiste allemande, élève de Jannis Kounellis, reconnue pour son travail sculptural et ses installations, qui s'inscrivent dans la tradition du minimalisme et du land art, celle-ci explore des matériaux naturels, tels que les graines, les plumes et les brins d’herbe, pour créer des œuvres délicates qui interrogent la relation entre l'homme, la nature et l’espace. Les recherches autour de la perception et de la représentation cosmique du monde guident la pratique de la sud-africaine Lyndi Sales (1973) dont les créations en trois dimensions se déploient dans une musicalité visuelle et plastique sur les cimaises de la Galerie Maria Lund.

À la galerie Galerie Oniris, Soo Kyoung Lee (1969) pratique une peinture abstraite et gestuelle, où la couleur et le mouvement spontané jouent un rôle central dans l’émergence de formes libres, souvent arrondies, sur des fonds monochromes intenses, tandis que Ben Arpea déploie à la 193 Gallery ses peintures abstraites composées de formes géométriques colorées inspirées des peintres modernes.

L’artiste belge Johan van Mullen (1959) présente à la Loo & Lou Galerie ses paysages chromatiques récents à l’huile qui témoignent d’une recherche en constante mutation, où la couleur, la matière et le sujet dialoguent dans une tension subtile entre apparition et effacement.

Un certain nombre de solo shows donne à voir la richesse et vitalité de la sculpture céramique contemporaine et du Craft. La Galerie Capazza consacre son stand aux œuvres récentes de Bernard Dejonghe, artiste précurseur des arts du feu ; EDJI Gallery présente une installation immersive de Philippine d'Otreppe qui rend hommage aux brasseries parisiennes tandis que La peau de l'ours dévoile les céramiques animalières de Rémy Pommerat qui détourne les codes des arts décoratifs au profit d’une nouvelle approche de l’anthropocène ; la Double V Gallery joue la carte du folklore et de la théâtralité, en présentant une nouvelle série d’œuvres de Maximilien Pellet en céramique inspirées de l’univers des parades et des rituels magiques.

Sur le stand de la Galerie Pol Lemétais, l’art textile trouve un écho dynamique dans la pratique d’Aurélia Jaubert qui assemble des dizaines de canevas chinés pour mettre en forme d'imposantes tapisseries composites créant des fresques visuelles polyphoniques dans lesquelles les styles et les époques se rencontrent et s'articulent. À la galerie 22,48 m2, les tableaux-sculptures en textile de Nicolas Boulard (1976) explorent les limites entre art, alimentation et rituel en partant d’images de matières vivantes comme le fromage ou le pain.

La peinture figurative est toujours d’actualité chez la jeune génération avec les corps en solitude de Lara Bloy (Galerie Pauline Renard) ou ceux gisant de François Malingrëy (Paris-B), les natures mortes évanescentes du luxembourgeois Pit Riewer (Reuter Bausch Art Gallery), les portraits d’une jeunesse combative et inventive du brésilien Ian Salamente (Salon H), les scènes de famille de la marocaine Yasmine Hadni (AA Gallery) qui mêlent mémoire et fiction, introspection personnelle et commentaire social.

Dans le champ du dessin, les compositions crépusculaires au fusain de Sam Kaprielov (1970), présentées par la Galerie Albert Benamou – Véronique Maxé, mêlent l’univers des films noirs à la bande dessinée tel un voyage au bout de la nuit.

Cuturi Gallery met en lumière l’œuvre de la sculptrice singapourienne Mahalakshmi Kannappan (1981). Au cœur de sa pratique, toutes les nuances de la couleur noire traduisent le spectre sensible des expériences et des émotions à travers des jeux fins et délicats de textures, capturant de manière inédite l’immobilité et le flux autant que la permanence et l’éphémère.

Dans le cadre du centenaire de la mort de Monet en 2026, Julie Navarro (1972) dévoile à la Galerie Wagner un panorama immersif de peintures-écrans lumineuses, dont l’ensemble crée une unité visuelle en mouvement. Les œuvres composées de micro-unités répétées sur des voiles de tulles produisent des paysages instables, vaporeux, presque évanescents à la manière des impressionnistes.

Chez Justin Weiler (1990), la peinture devient un espace à traverser, plutôt qu’une surface à contempler. Celui-ci présente à la Galerie Mélanie Rio Fleury un ensemble de peintures géométriques faites sur feuilles de verre. Au sein de ses dispositifs perceptifs, la lumière traverse la matière, se diffracte dans la couleur et devient une expérience poétique.

Soo-Kyoung Lee,  BA22B1, 2022
Philippine d'Otreppe, Picnic, 2023
Johan van Mullem, Sans titre (P20033), 2022
Ben Arpea, Mediterranean Balcony, 2025
Bernard Buffet, NATURE MORTE ET CAFETIERE BLEUE, 1996
Justin Weiler, Projection (REF 185), 2025
Christiane Löhr, Untitled, 2020
Rémy Pommeret, Sylvestre Arum, 37x30x7cm, 2025
Julie Navarro, Nymphéas (dédicace), 2021
A-Sun Wu, Une famille joyeuse, 2006
Sam Kaprielov, Interprétation des rêves, 2025
Hugo Pratt, Illustration Corto Maltese, Etna, 1989
Nicolas Boulard, Pain I, 2024
Bernard Dejonghe, Areshima, 2022
Lyndi Sales, Flowers won't last forever, 2026
François Malingrëy, Les écroulés, 2024
Lara Bloy, Égarée 55, 2025
Ian Salamente, Sonho Editado, 2025
Erró, Untitled, 2005